lundi, août 06, 2018

Brève marche dans l'idée de fraîcheur et la mise en question de l'atelier d'été du tiers livre


Un quart d'heure de repassage, un soupçon de ménage et profiter du trajet vers les containers devant le rempart pour m'offrir une très courte ballade au bord de l'eau avant que la chaleur ne vienne nous replomber
une petite sieste, une lecture de quelques nouvelles contributions à l'atelier d'été de François Bon http://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article211 , et trouver enfin quel est le plus bref, le plus rapide, des événements qui mettent en bouquet l'attention passionnée du plus grand nombre d'humains, pour que mon texte ne soit pas trop long (je ne suis pas James Joyce malheureusement) afin d'envoyer ma réponse à la vidéo 30 https://youtu.be/srJP5Jvt4QY
et chercher, en trichant un peu, une ou deux photos pour aller avec ma contribution à
la 25 – mise en question

Et sous cette rêverie aux différents aspects de ces façades à travers les siècles que cherchait-il ? Cette quête du passé de cette rue et des coquilles roses pourquoi lui venait-elle à la pensée avec une force que ne justifiait pas la seule envie de jouer avec son esprit pour user le temps ? Un besoin de connaître ce qui avait été pour mieux se couler dans ce qui était là et qu'il ne reconnaissait pas ou dans ce qui ne l'avait pas reconnu. L'envie de trouver un ancrage dans la longue coulée des siècles qui avaient transformée la ville depuis la bourgade blottie sous le rocher puis le poste avancé de la grande ville romaine futur riche carrefour commercial des routes de la montagnette avant de devenir cité principale. Se situer à la fin de ces transformations lentes qui l'avait faite riche puis oubliée. Comprendre la pulsation entre les temps où elle éclatait dans ces remparts et les temps des friches remplaçant les riches jardins des abbayes ou des maisons nobles. Y trouver sa place maintenant dans cette ville au coeur déplacé aux vieilles maisons encore splendides ou dégradées coincées entre remparts et fleuve mais s'étendant bien au delà en éventail à travers quartiers de maisons petites-bourgeoises cités plus ou moins déshéritées et petits villages engloutis. Se sentir en être assez pour se plaire à inventer à sa famille des ancêtres mêlés aux temps plus anciens comme un clerc dont il saluerait la mémoire en passant sous une maison appuyée au chevet d'une église comme si elle voulait y pénétrer ou un commis qui aurait galopé dans la rue aux dalles blanches en tirant un diable débordant de produits de la terre de son patron à moins que ce soit un poète en redingote un peu élimée et moustaches spirituelles admis dans le salon d'une amie du roi des poètes.

10 commentaires:

casabotha a dit…

Qu'est-ce que vous mangez en ce moment, des glaces, des crudités...?

brigitte celerier a dit…

ni l'un ni l'autre.. pas le droit ou je le paye

Dominique Hasselmann a dit…

pont coupé... couper les ponts (comme en temps de guerre) : Avignon n'a pas réussi à empêcher l'invasion annuelle ! :-)

brigitte celerier a dit…

on ne peut pas dire qu'elle cherche à l'éviter… elle y trouve (avec en plus les réunions hors du public que cela lui apporte toute l'année) sa presque seule richesse

Claudine a dit…

..ou une chroniqueuse à cabas et barrette parlant aux pigeons

brigitte celerier a dit…

à couffin Claudine, à couffin

Arlette A a dit…

Bien de te lire fidèlement. .tu vis Merci

brigitte celerier a dit…

rire

Arlette A a dit…

Et la bosse est arrivée. ..Pauvre de nous

brigitte celerier a dit…

chut… sera là que demain (rire) même pas de bonnes d'ailleurs ou une parmi toutes celles que mon génie avait pousser sur mon front