mardi, décembre 04, 2018

un correctif

ou les sottises de Brigetoun
grelottant – alors que fait pas tant froid, non pas tant, mais bien trop pour conjurer mon froid intérieur – l'antre mis en ordre, suis sortie dans la cour sous un ciel tendre (provisoirement) j'ai effleuré le chou posé sur la table dont les feuilles pourrissaient lentement dans l'humidité qui nous baigne et elles ont choisi d'abandonner la plante et d'épouser mes mains, suis rentrée avec cette grumeleuse purée beige, l'ai jetée, me suis retournée pour admirer le minuscule champignon atomique bizarrement coloré...
Cherchant péniblement idées pour les cosaques, l'esprit bousculé par le monde, j'ai ressorti pour paumée un texte... et constaté que, stupidement, j'avais utilisé le 19 novembre dernier l'image qui l'avait provoqué et qui lui était à peu près assortie pour un billet (auquel j'avais donné un titre qui jurait avec le texte). Ai corrigé en la remplaçant par celle-ci
ai tenté de décider que les dessins de l'un de mes petits sacs de tissu (le presque noir à droite) représentaient des poissons volants, ai jugé que cela ne collait pas, reprends la photo d'origine
Les poissons volants

J'ai voulu reposer dans mon âme, sur des coussins méditatifs,
seulement des lianes dénudées s'y balançaient aux vents du monde, un taureau m'attendait, cornes prêtes, pour me diriger, et des miroirs grimaçaient...
mais il y avait les poissons volants

J'ai voulu me réfugier douillettement dans mon âme,
elle était encombré d'un fatras si emmêlé qu'indistinct, les lumières rivalisaient jusqu'à s’annihiler, le seul oiseau était grand, beau, guerrier et taiseux,
mais il y avait les poissons volants

J'ai voulu prendre force calme dans mon âme,
le monde s'y reflétait, brouillé et énigmatique, les proportions étaient déroutantes, des visages sombres luisaient dans un coin, les seuls feuillages étaient des images
mais il y avait les poissons volants

qui ondulaient, dansaient en s'évitant, et s'élançaient vers la lumière,
J'ai plissé les yeux, nié les branches, le taureau, les images encombrantes, l'oiseau guerrier et même le tout petit cheval, pour ne plus voir qu'eux,

et je suis remontée en dansant avec eux 

14 commentaires:

casabotha a dit…

Carcasse fait pas son boulot de cheminée active

brigitte celerier a dit…

carcasse est cabocharde et paresseuse

Marie-christine Grimard a dit…

Les mots nous échappent, ce monde bouleversant nous rend muet dans l’attente du pire.

Claudine a dit…

Brigetoun a des ailes

brigitte celerier a dit…

entre deux pires : abandon et feu couvant ou clash

brigitte celerier a dit…

Claudine, vaut peut être mieux que je n'essaie pas, y croyant - ce qui heureusement n'est pas le cas - de m'en servir (sourire et penser Icare)

Dominique Hasselmann a dit…

Je m'en souviens... et je me dis qu'à Paris c'est plutôt "pigeons volent" (ils viennent manger les graines sur mon balcon réservées aux petites mésanges vertes)... :-)

Arlette A a dit…

Var matin dit les étudiants sont comme le dentifrice sortis du tube impossible le faire re entrer.. . Grave hier à Toulon et ailleurs ciels en barricades

brigitte celerier a dit…

Dominique, ici ils viennent plutôt du haut du mur expulser leur digestion

brigitte celerier a dit…

Arlette, ici c'était samedi : une parade prévue et la promenade parents enfants avec premiers achats annulée parce que les gilets occupaient la rue de la République juste à ce moment - (soulagement de ceux qui ont du mal navrance des gosses et petits commerçants) (pour Toulon j'ai vu les photos que tu as mis sur Facebook)

jeandler a dit…

Une charmante potiche, un trognon trop mignon, le chou en bonsaï.

brigitte celerier a dit…

Pierre un cache-pot qui a bien besoin d'être nettoyé (mais dès que je le fais il recommence à pleuvoir et la terre rejaillit..)

Anonyme a dit…

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brigitte celerier a dit…

pas si quinckly et laisser faire temps