jeudi, mars 14, 2019

L'art est un jeu

M'en suis allée matin dans un Avignon qui se ressemblait, avec travaux, ébauche de mistral et ciel glorieux, vers la place de l'horloge
et le Canard enchainé
et puis me suis un peu battue avec les photos de l'exposition de Yuan Chin-taa, pour finalement, comme je n'avais pas vraiment envie de négliger les photos de détail, bricoler une vidéo où je cafouille, balbutie, allègrement, mais où, si vous en avez le temps vous pourrez vous faire une idée, incomplète mais pas tant de ce qui est montré
dont, des « livres d'artistes » et installation à propos de traités anciens
le Traité de la pharmacopée de Li Shizen (1518-1393) qui faisait 53 volumes
et surtout le Classique du thé de Ly Yu, sous la dynastie des Tang (760 780 environ de notre ère).. je reprends ici la légende telle que trouvée sur le catalogue de Lodève Selon une légende populaire, Lu Yu, orphelin du canton de Jinling (aujourd’hui canton de Tianmen, dans la province de Hubei), est adopté par un moine bouddhiste du monastère du Nuage du Dragon. Plus intéressé par la doctrine confucianiste que par les enseignements à contenu bouddhique de son beau-père, il est régulièrement puni. Il finit par fuir et part avec la troupe d’un cirque ambulant. Il est remarqué par Li Qiwu, un gouverneur local, alors qu’il a 14 ans, ce dernier lui laisse l’accès à sa bibliothèque et l’étude avec un précepteur. Pendant les rébellions An Lushan et Shi Siming, Lu Yu se retire à Shaoqi (aujourd’hui canton de Wuxing, dans la province de Zhejiang). Il se lie avec de nombreux écrivains de son temps, dont le calligraphe Yian Zhenqing et le poète Huang Pu Zheng. Il rédige le Classique du thé (Chá jing). Ce qui est assez merveilleux, du moins à mes yeux, c'est le jeu de matières, de lumière, d'ombre, de techniques qu'en tire Yuan Chin-taa
Au rez de chaussée s'y ajoutent (certains repris sur ma vidéo) des grands acryliques que j'ai tendance à moins goûter, des « oueuvres mixtes » souvent fort goûteuses comme « versatilles » de 2008, des lavis, des plaques céramiques
et cette grande sérigraphie, « marionnettes », datée de 1985-2019
On grimpe un petit escalier vers un entresol obscur où on trouve un grand panneau acrylique au dessus d'une installation, des livres-objets en céramique pour rêver à ce qu'ils contiennent

et des coqs.

8 commentaires:

casabotha a dit…

la culture chinoise...évidemment...les fils du ciel

Brigetoun a dit…

je ne sais pas si ça s'applique aux taïwanais (quoique aux chinois de Taïwan sans doute oui)

Claudine a dit…

superbe, j'aime bien la vidéo-fouillis sans doute mais qui donne faim

Arlette A a dit…

Cela est très intéressant Merci et surtout un temps d'attention car tout en conservant la tradition c'est furieusement contemporain, aime les livres de pierres

Arlette A a dit…

Bravo pour ta video j'adore

Brigetoun a dit…

Arlette, oui c'es exactement ça, contemporain et ancré, appuyé sur la tradition
(pour le vidéo merci pour ton indulgence, suis encore plus handicapée avec les mots en ce moment à l'oral - sourire un peu de traviole)

Dominique Hasselmann a dit…

Belle expo : veni, video, vici... :-)

Brigetoun a dit…

Dominique, pour veni, vidi, oui - pour vici n'avais pas d'enjeu