lundi, juillet 22, 2019

Avignon – jour 17 – juste la nuit des Odyssées

ce fut un jour intime, jusqu'au début de soirée, le bus,
un peu de marche
et le grand tinel de la Chartreuse à nouveau pour la nuit des Odyssées de Sonia Wieder-Atherton (conception, violoncelle, conception de la bande sonore) avec des images de Chantal Akerman, RBG, Xavier Arias, une vidéo de Quentin Balpe
Ne sachant comment en parler, paresseusement ou sagement, j'en reste à la présentation sur le programme
« Que signifie pour moi la Méditerranée ? Je me suis perçue face aux éléments : la mer, le soleil, le vent, la tempête. J'ai réalisé à quel point ces endroits qui m'inspiraient avec une telle intensité n'étaient jamais silencieux. L'idée d'une bande-son est née. »Seule sur scène, la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton entre en lutte avec les éléments : un déluge a surgi autour d'elle... La Nuit des odyssées signe une manière nouvelle d'inventer le plateau en mêlant musiques classique et traditionnelle, et une bande-son peuplée de voix nées de nombreuses rencontres avec des groupes de femmes, de lycéens, des individus en exil ou des artistes. Dans un dispositif ingénieux, le public est invité à une expérience sonore émouvante où les bruits du monde sont multiples. Bach s'y fait entendre au milieu de sons de  moteur , les vagues de la Méditerranée se fracassent contre la scène, le spectateur est emporté dans des aventures au sein desquelles se dessine le portrait d'une  humanité en voyage, qui fait de toute personne un Ulysse en quête de merveilles ou du simple désir de retourner parmi les siens.
Et à cette petite vidéo figurant sur le site du festival (en fait un passage de la seconde moitié de, comment dire, la pièce ?


et j'ajoute que, étais-je spécialement réceptive, un peu sans doute, mais cela n'explique pas tout... c'est peut-être un des plus beaux moments de ce festival pour moi sans que je puisse détailler (ce qui d'ailleurs n'est pas fait pour ça), et que cet accord avec ce que j'entendais, ressentais, fort, harmonieux, brutal, intéressant et ce moment à la fin où le violoncelle, après des caresses sombres, jouait avec les sons comme Giovanna Marini avec sa voix, était en harmonie avec ce jour de retrait.

Ai tout de même renâclé à l'idée de rentrer à pieds pour avoir mon temps de marche (un peu davantage d'ailleurs) et suis rentrée benoîtement par le bus, pour trouver un très gentil cadeau (suis confuse de confuse) et passer une fin de soirée toute quiète.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Étranges et belles lueurs d'un soir..en final du spectacle

Brigetoun a dit…

nous sommes sortis juste pour la fin du couchant

jeandler a dit…

La Méditerranée... Bien salie depuis Braudel.

Brigetoun a dit…

depuis Ulysse encore davantage

Claudine a dit…

un monde en soi (qu'on ne peut que deviner du NoOÔOord)

Brigetoun a dit…

Claudine, ton Nooord est tout relatif (sourire)

Godart a dit…

Oui, l'importance du brouhaha de la Méditerranée, mais aussi les odeurs, n'en déplaise à Chirac. La vie grouillante, pas la Suisse, le marché, les étales et contrairement aux idées reçues un grand souci de la propreté. L'idée du spectacle me plait bien et je crois comprendre votre émotion avec l'accompagnement musical.