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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

samedi, octobre 12, 2019

Juste le nécessaire

des sous, un ciel radieux, du vert qui hésite à s'éclipser, l'éblouissement et les rires des aveuglés
des nourritures belles, et puis des nourritures essentielles
un peu de repassage en musique, un livre d'artiste prolo http://christinejeanney.net/spip.php?article1717,
une navette et de la musique, le premier concert de la saison, et le dernier dirigé avec ou sans un bras en écharpe par Samuel Jean en tant que premier chef invité
avec pour débuter un compositeur inconnu de moi, Martin Romberg, silhouette de Berlioz jeune (avec cheveux un peu plus long) présentant une pièce datée d'une dizaine d'année, Quendi pour orchestre, sa première commande, inspirée par Tolkien qui m'a fait un peu frémir, accentuant ma légère crainte provoquée par le titre du concert le tréfonds de l'âme russe, en évoquant la mélancolie des dieux et des elfes qui ne pouvant mourir ont offert la mort aux humains et ignorent donc la vie, réveillant en moi la méditerranéenne aux jeunes dieux jouisseurs, trompeurs et cruels, aux vieux dieux issus des éléments, Gê et Cronos (et Saturne) bien trop pleins de vie et de mort mariées pour éprouver une mélancolie même noire... bon ça c'était ce qui m'occupait pendant l'attente, l'arrivée du premier-e violon, du chef d'orchestre, le début mais en fait ce n'étaient pas les nappes de violon superposées que je redoutais et ça ne manquait pas de charme, sauf les cinq dernières minutes qui se voulaient fortes (bon c'est mon sale goût personnel)
et puis découverte, d'un pianiste (je l'avoue) Abdel Rahman El Bacha, et du 3ème concerto en do majeur de Prokofiev (un manque d'intérêt stupide de ma part pour un compositeur que j'ai tendance à trop assimiler au cinéma – entendu la première fois et aimé avec Alexandre Nevski) même si les applaudissements stupides des trois quart de la salle après le premier mouvement le ravalait au fournisseur pour virtuose… mais la syncope, l'inventivité, l'élan, ne sais si c'est beau, sais que l'ai écouté avec un plaisir extrême
un entracte

et puis, le plaisir captivé, comme jamais, grâce à cette place qui flatte ma bourse mais que j'ai surtout adoptée depuis l'année dernière, devant sur le côté, d'où savourer pleinement le rôle presque premier, importance, variété, saveur, donné par Tchaïkovski aux instruments à vent dans sa symphonie n°4 en fa majeur. 
Contrairement à mes craintes une très belle façon d'entrer dans la saison d'hiver.

9 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Concert... à l'Est, toujours du nouveau ! :-)

Anonyme a dit…

Ne sais si mon commentaire passe ..voilà 2 fois qu'il disparaît

jeandler a dit…

El Bacha, à ses débuts, à l'Orangerie de Sceaux, il y a un bon bout de temps. Il faisait sensation avec un rien de désinvolture...

Brigetoun a dit…

euh Tchaïkovski et encore davantage Prokofief ce n'est pas exactement du nouveau (sourire)

Brigetoun a dit…

anonyme pas trace de commentaire antérieur

Brigetoun a dit…

Pierre, élégance et musicalité (au delà de la virtuosité)

Anonyme a dit…

Re...suis émue de savoir que tu as écoute Abdel Rahman el Bacha que j'ai apprécié à la Côte ST André dans un cadre plus intimiste

Claudine a dit…

Belle saison musicale <3

Brigetoun a dit…

Arlette, Claudine, oui un soir heureux