dimanche, février 02, 2020

Variable

ciel gris, petit frais
les doux nuages s'offraient
trous de lumière
charrié draps, zigzagué, il est trop tard pour un vaccin, resterai vieille étourdie, la pluie est venue, molle, sur mes derniers cent mètres, pendant que je me rêvais grande, jeune, belle et si fraichement douce.
Pour la suite, une vraie averse, un retour bleu etc.. et le plaisir retrouvé en suivant Pascal Quignard dans Une journée de bonheur
les fleurs, la pré-vie, la naissance, la poésie et la culture qui passe avec le charme de rêves et puis les Vieilles peaux pâles et jaunes et douces, vous êtes devenues plus épilées et plus soyeuses dans l'âge (là toucher les innombrables rides rappeuses d'une main rouge, bleu et oui un peu jaune, sourire en haussant un peu les épaules mentalement, passer au paragraphe suivant, et savourer sa saveur un peu passée après tant de beautés)
Vous vous êtes assouplies, attiédies auprès de la flamme qui vous réchauffe autant qu'elle vous éclaire en tremblotant, en clignotant.
et en l'absence de feu me planter devant la cour, le bleu qui la coiffe et le pigeon qui vient se poser sur le haut mur en face... croire que nous nous regardons. 

4 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Quignard : peintre en mots (comme on disait "peintre en lettres")...

L'humeur doit dépasser la météo... :-)

Brigetoun a dit…

oui mais Quignard est un remède pour que je dépasse mon état normal : animal régi par les sensations primaires

Marie Moscardini a dit…

Merci, c'est tellement toujours un bonheur de vous lire. Admiration !

Brigetoun a dit…

oh fan ! Marie, pourquoi disable ?