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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

jeudi, septembre 17, 2026

Mercredi

 


Le jour du Canard enchainé… ceci dit pour trouver une différence mais ce pourrait être aussi : « dans les rues le matin et recherche du mot mer », ce qui soulignerait la banalité répétitive de mes jours que pourtant je vis comme un ressac, retour du jamais même… Un degré de moins que la veille et trois cents grammes perdus… après la cour, le petit déjeuner, la douche, l’hésitation devant l’état pas superbe de ma jambe (décidé de la laisser en paix et finalement j’ai eu raison, du moins j'ai cru que cela avait cicatrisé jusqu'à quatre heures environ), mis un jean gris foncé, un tee shirt bleu marine en coton très très fin, endossé la veste bleu clair, mis mon appareil photo dans sa poche, un grand sac pliable de coton dans mon sac en bandoulière, enfoncé chapeau et suis sortie pour aller regarnir mon réfrigérateur chez le Carrefour de la rue de la République



suis tombée sur la braderie en train de s’installer alors que je croyais qu’elle débutait le 17, un court piapia souriant avec la responsable de Cotelac qui sortait un portant avec pas grand chose dessus… je lui ai dit que mes courses alimentaires me protégeait des tentations (mes talents de portefaix ont des limites)



Avec mon sac de toile presque plein en bandoulière j’ai pris le chemin de retour vers l’antre en ajoutant le Canard enchainé du jour, par les rues où la braderie se faisait cette année très discrète (boutiques réfractaires où qui avaient réservé une moitié de leur espace intérieur aux vêtements, accessoires ou objets bradés)… mais revenue dans la rue Joseph Vernet j’ai cédé à une envie qui m’avait titillé à l’aller et, parce que la chasuble achetée l’autre jour s’est avérée être une solution idiote pour couvrir le haut de mes bras frémissant dans le début de fraicheur des petits matins ou fins d’après-midi, et me suis offert un gilet mi-long en laine douce, m’injuriant intérieurement parce que malgré le rabais important il restait un rien trop cher et fragile ce que j’ai dit à mon amie de Cotelac qui pour me consoler m’a proposé une robe très « habillée », sans manche, épaules découvertes, fendue presque jusqu’à la taille, des bouillonnés d’étoffes soyeuses de divers tons pastels assurant la pudeur et sur ce rire j’ai poursuivi mon chemin.



Un gros déjeuner, une longue sieste, et dans l’après midi j’ai repris les poètes de la Méditerranée et ma recherche du mot « mer » dans les Balkans en commençant par la Serbie où je trouve


Miodrag Pavlovic


La mer s’est écartée et l’île a commencé à sombrer. Il a fallu tout enfermer dans des jarres, les graines, le feu et les animaux qui ne savent ni voler, ni nager. Il était nécessaire de trouver d’autres terres cultivables auprès d’un volcan et d’une eau courante. À qui aurions-nous pu demander conseil, si ce n’est au dieu de notre tribu ? Et il nous a dit : transportez tous vos biens et les peaux là où se lève le soleil. Vous trouverez là-bas un plateau fertile, sur lequel pousse déjà une végétation agréable. Mais la traversée sera longue. La mer n’est pas toujours étale. Et l’on ne rencontrer pas toujours en chemin un dieu qui saura nous dire pourquoi tout cela est advenu.


une mer réduite à n’être que frontière, mais rien chez Tanja Kragujevic ni Ana Ristovic.  

Rien non plus chez les Monténégrins… 

En Albanie je ne lis pas le mot mer chez Driterio Agolli mais chez


Ismail Kadaré, un très long poème « au bord de la mer » dont je garde la fin


Bonsoir la mer,

Ma route est longue,

Je m’en vais,

J’emporte tout dans ma valise, sauf cet air

Que je n’ai pu enlever

Car la chanson n’est pas une chaise longue

Qu’on peut plier pour la ramener de la plage,

Née de l’eau et du sable, 

La chanson leur appartient en propre,

Je puis seulement la visiter de temps à autre

Comme un père,

L’enfant qu’il a eu avec quelque femme étrangère,

Ses paroles finissent

Là où ma frontière hésite,

Là où viennent s’aligner à leur suite

Les rides d’un monde outremer.

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