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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

dimanche, septembre 06, 2026

Samedi avec le rite habituel

 


Notre petite canicule était en bonne forme ce samedi matin (Météo France : 10° au dessus des minimales d’Avignon pour cette date et 4 au dessus des minimales) et ma blance a dénoncé encore cent nouveaux grammes perdus par carcasse. Je dis je vais très bien, je dis il faut que je m’astreigne à manger encore davantage. Je prends le sac poubelle à jeter, je mets mon appareil photo dan la poche de ma veste, je constate que tout l’équipement nécessaire est dans mon sac, j’enfonce mon chapeau, je sors et m’en vais vers les remparts



puis je continue dans un air encore aimable et sur des jambes qui s’affermissent et décident de m’obéir en direction de la rue Carnot



et de son  marché



jusqu’à la place des Carmes et sa fleuriste



d’où je suis revenue comme d’habitude avec cinq photos de fleurs dans mon appareil vers les Halles en achetant au passage un pot de miel de garrigue et deux bons et chers gros cookies à la pistache.



Trois nouvelles photos de fleurs avant d’entrer dans les Halles et à l’intérieur un peu de riz blanc cuit (ma paresse) et chez l’italien une part de lasagnes aux aubergines, les deux derniers gratins de courgettes et, zut, un gratin d’épinards, de quoi assurer sans diviser ces portions comme je le fais d’ordinaire mes repas de samedi et dimanche avec un peu de cabillaud et de crevettes.



Retour vers l’antre. Nettoyage de ma cour fournaise et rien d’utile de surcroit, honte à moi. Juste reprendre pour le ranger le recueil « Outremer » des Editions Doucey et trouver le mot « pluie » quelques pages après Serge Patient chez une Guyanaise Assunta Renau Ferver avec « Poème de pluies d’avril »


Le ciel fond

Depuis ce matin.

Mon jardin,

Baigné et brillant,

Comme un bain

Qui rend triste,

Un bain qui rend songeur.

Le vent froid

Dépose contre mes carreaux

Des baisers qui s’écoulent,

Larmes d’un ciel

En émoi ou en joie ;

Larmes de saison

Qui couvrent ma vie,

Et pourtant au fond de moi

S’allume l’incendie :

La lumière pulsion

D’un poème qui s’invite

Et vient jouer sur mes lignes,

Avant que la pluie

Ne sèche sa paupière. 

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