Notre petite canicule était en bonne forme ce samedi matin (Météo France : 10° au dessus des minimales d’Avignon pour cette date et 4 au dessus des minimales) et ma blance a dénoncé encore cent nouveaux grammes perdus par carcasse. Je dis je vais très bien, je dis il faut que je m’astreigne à manger encore davantage. Je prends le sac poubelle à jeter, je mets mon appareil photo dan la poche de ma veste, je constate que tout l’équipement nécessaire est dans mon sac, j’enfonce mon chapeau, je sors et m’en vais vers les remparts
puis je continue dans un air encore aimable et sur des jambes qui s’affermissent et décident de m’obéir en direction de la rue Carnot
et de son marché
jusqu’à la place des Carmes et sa fleuriste
d’où je suis revenue comme d’habitude avec cinq photos de fleurs dans mon appareil vers les Halles en achetant au passage un pot de miel de garrigue et deux bons et chers gros cookies à la pistache.
Trois nouvelles photos de fleurs avant d’entrer dans les Halles et à l’intérieur un peu de riz blanc cuit (ma paresse) et chez l’italien une part de lasagnes aux aubergines, les deux derniers gratins de courgettes et, zut, un gratin d’épinards, de quoi assurer sans diviser ces portions comme je le fais d’ordinaire mes repas de samedi et dimanche avec un peu de cabillaud et de crevettes.
Retour vers l’antre. Nettoyage de ma cour fournaise et rien d’utile de surcroit, honte à moi. Juste reprendre pour le ranger le recueil « Outremer » des Editions Doucey et trouver le mot « pluie » quelques pages après Serge Patient chez une Guyanaise Assunta Renau Ferver avec « Poème de pluies d’avril »
Le ciel fond
Depuis ce matin.
Mon jardin,
Baigné et brillant,
Comme un bain
Qui rend triste,
Un bain qui rend songeur.
Le vent froid
Dépose contre mes carreaux
Des baisers qui s’écoulent,
Larmes d’un ciel
En émoi ou en joie ;
Larmes de saison
Qui couvrent ma vie,
Et pourtant au fond de moi
S’allume l’incendie :
La lumière pulsion
D’un poème qui s’invite
Et vient jouer sur mes lignes,
Avant que la pluie
Ne sèche sa paupière.


























5 commentaires:
Les paniers à trier le mil ! toute mon enfance j'ai vu les mamans africaines les utiliser, souvent un bébé porté dans leur dos.... sourire... Allé amie Brigitte il faut continuer les efforts pour ce poids, bon dimanche à vous
quand je pourrai vraiment installer la cour vais m'en offrir comme protège sol (en plus c'est l'étal d'une belle amie à force)
je découvre par ta lecture, ces poètes guyanais Assunta Renau Ferver, Serge Patient ( la petite va partir en fin d'année, pour trois ans, en Guyane)
elle pourra faire collecton de poètes (sourire)
oui, je lui souhaite ( échange de sourires)
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