Notre canicule se portait encore bien (minimales +5° et maximales +10°) et j’avais repris cent grammes (sans toujours atteindre les 36 kilos)… J’ai donné un petit coup à la cour, sans trop d’application, et arrosé/humecté les plantes… J’ai tourné en rond et fait des sottises avec brio mais finalement après un peu de repassage et une lessive je me suis trouvée vêtue (pantalon souple de lin beige et chemise rayée jaune et blanc), je suis arrivée à me coiffer presque bien, j’ai enfoncé mon chapeau, vérifié le contenu du sac, suis sortie
et j’ai longé la rue Joseph Vernet puis suis redescendue vers mon but : Monoprix où j’ai racheté des paquets de serviettes et deux boites de collants (je consomme beaucoup des deux) auxquelles j’ai ajouté (pas sage mais tant pis) une chemise bleue marine.
Retour avec un trajet un peu capricieux pour l’allonger… internet, cuisine, déjeuner, sieste, as usual.
J’ai décidé que j’étais trop lâche pour aller voir à Utopia Manutention « Trois Adieux » à 18 heures 30 et après la sieste, j’ai simplement passé le balai et le lave-pont à franges, j’ai écouté, lu, vécu tout doux et repris ma recherche de pluie autour de la Méditerranée cette fois et j’en ai trouvé des traces ou évocations en Grèce avec
Titos Patrikios
Tu as ramené ma terre.
Rouge, légère,
piétinée par tyrans et ennemis.
Tu as ramené les pluies
de l’automne marin qui lavaient
de sa poussière mon visage
et je sentais sous la chair
les mêmes vertèbres de montagnes
qui à travers les siècles
ont fait tenir la patrie debout.
Michalis Ganas
Tu te couches avec la pluie
et l’étoile est ta bride.
Ton sommeil se fissure, se construit,
on l’entend dans l’autre monde.
Les grillons pirates apparaissent
pour chanter leurs dédicaces
Kalliopi, Mihail, Eleni,
Chrysànthi, Katerina, Evthymia.
Peut-être sont-ils morts
mais ils gardent leur secret.
Au réveil tu marmonnes encore
le refrain des pluies compatissantes.
Stratis Pascalis
L’automne est entré dans la maison
comme une femme qui tient
une lampe allumée.
(Dehors il commence à pleuvoir)
Timide elle pose la lumière sur la table
et sort sans bruit, paysanne
sentant le thym et l’olivier mouillé.










10 commentaires:
(des grammes en plus, voilà l’idée)) (et si beau de lire la réunion (pour moi jamais lue avant) des mots « vertèbre » et « montagne » dans le 1er poème, merci !)
oui les montagnes ont des vertèbres et nous appuyons nos yeix sur elles (j'aime la mer mais elle elle nous emporte)
Le dernier poème est sublime, belle harmonie, bonjour amie Brigitte
merci et bonjour amie
Les sottises avec brio ! il fallait l'inventer et c'est toi qui l'a fait !
et pour cela suis très douée
beau bleu de la chemise pour une journée douce
elle a tenté de la faire douce malgré ce que demandais à carcassse (charroi bouffe, sourire) et notre canicule qui ne veut que faiblir un poco...
la chemise est très jolie, elle ira très bien avec ses manches longues quand la température voudra bien redescendre.
oh les manches sont assez longues (trop pour moi je dois les rouler) et amples pour s'accommoder de la chaleur
Enregistrer un commentaire