lundi, octobre 07, 2019

La pierre accueille le métal

cheveux séchant, ménage en cours, ai laissé sans le voir passer le défilé de vespas en fin de matinée sous ciel bleu et ne suis sortie qu'en milieu d'après-midi sous ciel gris...
un peu de marche en admirant le ciel, et puis m'en suis lassée
et comme le parcours de l'art a été inauguré samedi, avant les grosses expositions me suis décidée à refranchir les remparts avec les touristes, sous l'oeil attentif d'un chat ennuyé
et de grimper vers le petit palais qui expose Ernst Günter Hermann (Stuttgart) http://www.ernstguenterherrmann.de/
un peu déçue par la finesse encombrante, la rigueur à peine contrariée de l'oeuvre exposée dans le patio
ai passé le nez dans le musée, et au fil des salles ouvertes, marchant à grands pas entre les oeuvres aimées que je dédaignais consciencieusement,
ai fini par être séduite davantage, et de plus en plus par certaines oeuvres (mais les deux gardiens avec lesquelles j'ai parlé n'y ont pas fait allusion, loin de l'enthousiasme éprouvé l'année dernière par une admiratrice de Julien Allègre https://brigetoun.blogspot.com/2018/10/visages-tendus-et-autres-choses.html sommes elle et moi animaux sensibles), par l'intelligence de leur accrochage, et par ce que découvre de sa démarche sur http://www.ernstguenterherrmann.de/text.html et sur le catalogue du Parcours
Mes sculptures les plus récentes ont été créées par interaction avec un algorithme génératif, puis découpées au laser en acier inoxydable.
Cet algorithme cartographie les paramètres de structure et du design de mon travail analogique et, à la suite de mon interaction, génère les données pour des projections de sculptures abstraites (hologrammes) ou pour la découpe au laser de sculptures concrètes en acier inoxydable. Le programme me permet de travailler de manière contemporaine dans l’articulation des concepts abstraits de construction et d’espace.
et je me reproche, une fois encore, d'être si futilement sensible (sourire).

Un petit tour dans le marché italien et en suivant un groupe assez élégant, dans le plaisir de la langue, me suis retrouvée devant la porte de la maison de Vilar, les ai laissé longer le jardin de Mons en retournant vers le palais et suis entrée voir une petite exposition dans le cadre du Parcours et surtout, je n'avais pas eu le temps pendant le festival et je l'oubliais, me perdre agréablement dans le monde de Macha Makeïeff (je garde les images pour un jour creux ou trop plein d'activités qui n'ont d'intérêt que pour moi...)

10 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Toutes ces grilles (on espère que le sculpteur était favorable à la politique d'immigration d'Angela Merkel) font penser à la Méditerranée et à l'île de Lesbos, entre autres... :-)

Brigetoun a dit…

artiste même conceptuel (mais avec tout de même la sensualité du métal) on peut l'espérer

Anonyme a dit…

Et jeux d'ombres qui emplifient l'enfermement. ..

jeandler a dit…

Manque de cousu tous ces fils ou manque d'une Ariane pour nous conduire.

Brigetoun a dit…

et qui faisaient mon plaisir

Brigetoun a dit…

Pierre, mais aussi tordus que par le labyrinthe

Godart a dit…

L'exposition de ces fromages nous rappelle que le culinaire est aussi un art.

Claudine a dit…

J'aime bien cette irruption d'un autre espace parmi les vieilles pierres et peintures. Pas besoin de fil d'Ariane, les contrastes se suffisent, l'imagination pour réel.

Brigetoun a dit…

oui mais Claudine pour la force d'une irruption métallique je préférais la grande force des têtes de Julien Allègre (en cliquant sur le lien)

Brigetoun a dit…

Godart, et que les fromages sont en tête en ce qui me concerne de cet art (bon ça ne me demande que de choisir)