Les baraques de Noël étaient en cours d'installation, avec une jolie (enfin disons de saison) musique et quelques petits rires glacés, mais cela n'arrivait pas à rendre moins lugubre l'arrivée sur la place du Palais - une barre en travers du front, les yeux pleins de larmes, le souffle coupé, les jambes en plein vertige. Et mon crâne rabougri dans sa boite a été incapable, devant la porte close du théâtre, de me donner l'ordre de faire le tour du pâté de maisons. Suis rentrée en me tenant aux murs (mais à vrai dire en forme renaissante) pour découvrir qu'en effet la billetterie est place de la Bulle, un bien joli endroit tout à coté de celui où j'ai rebroussé chemin, et où j'essaierai de passer plus tard pour acheter une nouvelle place.
Me suis donné un coup de pied dans le derrière (je n'y suis pas arrivé, et j'ai trébuché, la souplesse s'en est allée) et suis partie pour un programme pléthorique avec Donizetti, Delibes, Bellini; Mascagni, un poquito de Mozart, Offenbach, re Of.,en première partie (pas de Haendel ou de Dusapin, ce qui, je l'avoue, est normal) pour entendre une palette de voix : Joanna Malewski soprano, Isabelle Druet mezzo, Mathias Vidal ténor, Benoit Arnould baryton-basse, et Emmanuel Normand piano.
http://www.adami.fr/fileadmin/user_upload/Talents_Adami/Revelations_classiques/2007/DP_Tournee_Revelations_Classiques_2007.pdf
Plus sobre que le cru de l'année dernière - agréable et une salle acquise, et invitée.








